Accord Formation Professionnelle
L’accord 2015 dans les Caisses Régionales de Crédit Agricole signé par la CFDT rappelle les objectifs de la réforme de la formation professionnelle, qui vise à :
- garantir et d’adapter les compétences de chaque salarié, en développant son professionnalisme et son employabilité, tout au long de sa vie professionnelle
- être un levier majeur de l’intégration des nouveaux embauchés ;
- permettre de faire face à une nécessité croissante de professionnalisation des salariés du Crédit Agricole ;
- permettre de maintenir dans l’emploi tout salarié tout au long de sa carrière professionnelle et d’anticiper les évolutions professionnelles de chaque salarié.
Pour traduire ses ambitions, le Crédit Agricole réaffirme sa volonté d’investir, sur la durée de l’accord, l’équivalent d'au moins 6% en moyenne de la masse salariale pour la formation.
La négociation locale portera également sur les modalités de gestion de la contribution de 0,2 % des salaires consacrée au financement du Compte Personnel de Formation et sur les modalités d’abondement, anticiper les évolutions par une démarche d’élaboration pluriannuelle et de préparation des mobilités.
L’entretien professionnel aura pour objectifs de :
- Faire un bilan sur les compétences acquises et les compétences à développer ;
- Faire un point sur les évolutions professionnelles souhaitées par le salarié, à court et à moyen terme (mobilité fonctionnelle, géographique ou externe) ;
- Permettre au salarié d’exprimer ses souhaits de formation. Dans cette hypothèse, définir ensemble les actions de formation ou les actions de développement à mettre en place.
Le salarié peut exprimer ses souhaits dans le cadre des différents dispositifs de formation, plan de formation, compte personnel de formation, congé individuel de formation, ou dans le cadre de dispositifs d’accompagnement, comme le conseil en évolution professionnelle, le bilan de compétences ou la validation des acquis de l’expérience.
Ces échanges sur les perspectives d’évolution professionnelle, les compétences à acquérir, permettre au salarié d’être ainsi acteur de son parcours professionnel, en lien avec le dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences mis en place dans la Caisse Régionale.
Cet entretien professionnel, dont bénéficiera tout salarié, se déroulera :
- Tous les 2 ans, avec le manager,
- Tous les 4 ans : avec le manager ou un représentant de la Direction des Ressources Humaines,
- Tous les 6 ans, avec un représentant de la Direction des Ressources Humaines, afin de faire l’état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié (cf. 6.2.4 ci-dessous).
- à l’issue d’une période de longue absence : avec le manager et un représentant de la Direction des Ressources Humaines,
- avant l’absence ou sur demande du salarié, de façon préalable à la reprise : avec le manager pour évoquer les scenarii de reprise
Le tutorat
- Le tutorat consiste, pour un professionnel reconnu, à transmettre, en situation de travail, ses compétences à un autre salarié il doit être organisé comme étant l’une des modalités pédagogiques clés des parcours de formation. Dispositif à privilégier, il permet de favoriser une intégration globale dans l’entreprise en facilitant la transmission des compétences opérationnelles, de clarifier de nouvelles perspectives professionnelles, sources de motivation, de développer l’employabilité du tuteur par l’acquisition de nouvelles compétences liées à l’exercice de la mission de tutorat.
Les dispositifs de la réforme
Le Compte personnel de formation (CPF)
Conformément à la loi, un Compte Personnel de Formation est ouvert pour tout salarié, alimenté à la fin de chaque année, à hauteur de 24 heures par année de travail à temps dans la limite de 150 heures. Les heures de DIF (droit individuel à la formation) acquises jusqu’au 31 décembre 2014 et non utilisées seront mobilisables dans le cadre du Compte Personnel de Formation.
La CFDT vous invite à ouvrir votre CPF
pour cela il faut aller sur le site www.moncompteformation.gouv.fr
Le Conseil en évolution professionnelle.
Au-delà des dispositifs mis en place par les Caisses régionales, les salariés pourront bénéficier du conseil en évolution professionnelle dont l’objectif est de favoriser l’évolution et la sécurisation des parcours professionnels.
Le bilan de compétences
Le bilan de compétences ne peut être réalisé qu’avec le consentement des salariés. Ils peuvent disposer, à leur demande, d’un congé de bilan de compétences dans le cadre des dispositions légales et selon les modalités prévues par l’AGECIF-CAMA.
Le congé individuel de formation (CIF)
Le congé individuel de formation (CIF) a pour objet de permettre à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative, et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l'entreprise dans laquelle il exerce son activité.
La validation des acquis de l’expérience (VAE)
Les signataires de l’accord portent une attention spécifique à l’intégration dans les parcours de formation, notamment pour les personnes les moins diplômées, de dispositifs de validation des acquis de l’expérience pour permettre l’accès aux diplômes nationaux (CETCA, licence professionnelle…). Dans cet esprit, les Caisses régionales informeront leurs salariés sur les dispositifs de validation des acquis de l’expérience en leur rappelant les possibilités offertes par l’AGECIF-CAMA dans ce domaine.








