"Cette réforme aura un vice démocratique si elle passe par le 49.3", estime Laurent Berger
Le patron de la CFDT Laurent Berger lance un grand appel à la mobilisation, à la veille de la sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites.
"Oui nous devons avoir une journée de mobilisation extrêmement puissante", estime le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. Il veut "beaucoup de gens dans les rues", et se dit persuadé qu’il y aura plus de manifestants pour protester contre la réforme des retraites souhaitée par le gouvernement : "On peut faire plus fort que le 31 janvier dernier, qui était déjà la plus grosse mobilisation depuis le début des années 90." Laurent Berger observe de nouveaux lieux de rassemblement, plus de 250 manifestations sont prévues mardi.
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"Cette réforme aura un vice démocratique si elle passe par le 49.3", estime Laurent Berger
"Oui nous devons avoir une journée de mobilisation extrêmement puissante", estime le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger. Il veut "beaucoup de gens dans les rues", et se dit persuadé...
Poursuivre les manifestations
Il pointe une réforme injuste socialement. "Cette réforme aura un vice démocratique si elle passe par le 49.3", ajoute Laurent Berger. "On touche à la vie des gens. On parle d’un fait social. Cette réforme touche la vie concrète des travailleurs dans tous les secteurs." Une réunion intersyndicale sera organisée après la journée de mobilisation pour discuter des suites.
"Des salariés de secteurs professionnels vont se mobiliser, alors qu’ils ne le faisaient pas jusqu’alors", poursuit le patron de la CFDT. "Ils n’ont pas envie d’une grève par procuration". La CFDT proposera d’autres types de manifestations si elle n’est pas entendue, assure Laurent Berger. Il ne plaide pas pour une grève reconductible. Pour autant, "il n’y a pas de risque de scission du front syndical", estime-t-il.
Une rencontre avec des élus LR
Laurent Berger déplore également le silence d'Emmanuel Macron. Il reproche au président de la République de "rester sourd" à la contestation contre le réforme des retraites. Il regrette par exemple que l'intersyndicale n'ait été "reçue collectivement par personne" au sein de l'exécutif. "Le président de la République ne peut pas rester sourd, on ne peut pas avoir ce silence maintenant qui dure depuis deux mois avec juste des petites phrases appelant à la responsabilité des uns et des autres", affirme Laurent Berger. Le patron de la CFDT qui rencontrera mercredi matin des députés du parti d’Eric Ciotti opposés à la réforme à l’Assemblée nationale.
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