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CFDT Crédit Agricole Languedoc

Dominique Lefèbvre : «La chute du cours n'impacte pas les Caisses Régionales»

14 Décembre 2011, 02:12am

Publié par CFDT CA Languedoc

dominique-lefebvre.jpgDominique Lefebvre, président de la Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA).

 

 

 

Un retrait de la Bourse de Crédit Agricole SA est-il possible ?

Il n'est pas question de sortir de la Bourse. D'ailleurs personne ne nous le demande aujourd'hui. Ce n'est pas la cotation en elle-même qui pose problème, mais plutôt le fait que le cours ne valorise pas Crédit Agricole SA à sa valeur réelle.

La chute du cours affecte-t-elle les caisses régionales ?

Les caisses régionales détiennent 100 % de SAS Rue La Boétie, elle-même actionnaire majoritaire de Crédit Agricole SA. Les caisses régionales n'ont pas vocation à vendre leur participation dans la SAS. Elles agissent entre elles dans le cadre d'un véritable pacte d'actionnaires. La SAS, de son côté, n'a pas vocation à vendre sa participation. Le cours de Bourse n'est donc pas le seul critère d'appréciation, sa chute n'a aucun impact sur les comptes des caisses régionales.

Comment rassurer les actionnaires minoritaires ?

Les décisions prises au conseil d'administration de Crédit Agricole SA prennent en compte l'intérêt de l'ensemble des actionnaires. Les caisses régionales ne sont représentées en tant qu'actionnaire majoritaire que par le président de la SAS. Les autres membres du conseil sont choisis intuitu personae et le nombre des administrateurs issus des Caisses régionales a été réduit depuis la cotation. Chez nous, il y a une vraie séparation des pouvoirs, cela fait partie de nos fondements.

Sur quelles bases le titre pourrait-il rebondir ?

Notre titre est massacré en Bourse comme toutes les valeurs bancaires. Mais la crise trouve son origine dans l'endettement des Etats. L'Europe a ouvert la boîte de Pandore du défaut et le monde entier a désormais besoin de savoir que les dettes des Etats seront honorées. Dès lors que la perspective en matière de dettes se normalisera, les cours retrouveront un niveau plus cohérent avec la réalité des établissements.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR REJANE REIBAUD  

"Les Echos"