Droits des femmes, le devoir de vigilance
Cette année, la journée internationale des femmes prend une résonnance particulière en Europe et en France. Après le débat nauséabond qui rebondit en Espagne autour de la réduction drastique du droit à l’IVG, les slogans haineux entendus en France lors de récentes manifestations réactionnaires nous heurtent dans nos convictions. La CFDT réaffirme qu'elle ne transigera avec la liberté et les droits des femmes qui passent pas le droit à la contraception et à l’avortement.
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En matière de droits des femmes, les acquis –même ceux qu’on pouvait croire les plus solides- sont toujours susceptibles d’être remis en question. En France, les débats parlementaires lors du projet de loi sur l’égalité hommes-femmes en janvier, ont révélé combien les anti-IVG n’avaient pas désarmé. Et combien certaines propositions réactionnaires de parlementaires (telles que le déremboursement de l’IVG), obtenaient audience.
En Espagne, les menaces sont encore plus inquiétantes et précises : le gouvernement a annoncé en décembre un projet de loi (non encore adopté à ce jour) prévoyant d’interdire l’avortement, sauf dans quelques cas très restrictifs. Cette loi, qui substitue au droit à l’avortement une « loi organique de protection de la vie du fœtus et des droits des femmes enceintes », constitue une véritable régression dans un pays qui a souvent été à l’avant-garde en Europe en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. La CFDT a d’ailleurs appelé à soutenir et à venir manifester, aux côtés des femmes et des syndicalistes espagnoles, le 1er février, pour le retrait de ce texte.







