La "prime de mille euros", une proposition fortement inégalitaire
Tout en rappelant l’attachement de la CFDT à un partage équitable de la valeur ajoutée, la secrétaire nationale Laurence Laigo insiste que le fait que « les entreprises qui versent des dividendes ne représentent pas la réalité du tissu économique français ». De fait, « l’annonce du gouvernement met de côté une grande majorité des salariés des TPE et PME, ceux des sous-traitants, des entreprises des secteurs non-marchands… ».
Ainsi, la proposition du gouvernement est « est fortement inégalitaire et inadaptée aux besoins des Français en matière de pouvoir d’achat » puisqu’elle sera sans effets réels et durables pour l’ensemble des salariés. Et la secrétaire natioanle d’ajouter que « la CFDT s’inquiète de voir le débat sur le pouvoir d’achat et la contrepartie du travail se porter seulement sur des modalités de rémunération inégalitaires et de court-terme. » Sans compter, conclut Laurence Laigo qu’« elle pénalisera le financement de la protection sociale. »
Communiqué de presse n°28 du 13 avril 2011
Déclaration de Laurence Laigo, secrétaire nationale
Répartition de la valeur ajoutée
La « prime de mille euros »
une proposition fortement inégalitaire
La succession des annonces gouvernementales, de l’indexation de la participation sur les dividendes à la prime de 1 000 euros, n’est pas une réponse aux attentes des salariés en matière de pouvoir d’achat.
La CFDT est attachée à un partage équitable de la valeur ajoutée. Mais les chiffres vertigineux publiés ces derniers jours (profits du CAC 40, bonus des dirigeants) ne doivent pas nous aveugler.
Les entreprises qui versent des dividendes ne représentent pas la réalité du tissu économique français. L’annonce du gouvernement met de côté une grande majorité des salariés des TPE et PME, ceux des sous-traitants, des entreprises des secteurs non-marchands…
La proposition du gouvernement est fortement inégalitaire et inadaptée aux besoins des Français en matière de pouvoir d’achat. Elle sera sans effets réels et durables pour l’ensemble des salariés. Elle pénalisera le financement de la protection sociale.
Ces annonces parasitent aussi des négociations salariales déjà tendues dans beaucoup d’entreprises.
La CFDT s’inquiète de voir le débat sur le pouvoir d’achat et la contrepartie du travail se porter seulement sur des modalités de rémunération inégalitaires et de court-terme.






