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CFDT Crédit Agricole Languedoc

Le burn-out menace les meilleurs

24 Février 2014, 00:05am

Publié par CFDT CA Languedoc

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Le sur-engagement et l'épuisement professionnels concernent souvent les collaborateurs les plus motivés. Illustration que l'endurance a ses limites. Et à quel prix...

Dans une étude qui fait grand bruit, le cabinet Technologia – spécialisé dans l'évaluation et la prévention des risques psychosociaux – s'attèle à clarifier la définition du sur-engagement au travail, à quantifier le phénomène et à le faire reconnaître comme maladie professionnelle. Entre autres enseignements, l'enquête souligne que les premières victimes du burn-out sont souvent les collaborateurs les plus investis. Leur départ coûte donc d'autant plus cher à l'entreprise...

Faute de tableaux spécifiques, l'épuisement professionnel est encore difficilement reconnu comme maladie du travail. « Le burn-out est un terme grand public et attrape tout, englobant aussi bien la grosse fatigue que la pathologie avérée », note Jean-Claude Delgènes, directeur de Technologie, dont la récente enquête vient – pour la première fois en France – quantifier le phénomène des pathologies psychiques liées au travail.


PRÉVENIR LES BURN-OUT ET L'ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL... CONSEILS EN VIDÉO
  • La perte des collaborateurs victime coûte à l'organisation de l'entreprise
  • Jean-Claude DelgènesJean-Claude Delgènes, directeur de Technologie, dont la récente enquête vient – pour la première fois en France – quantifier le phénomène des pathologies psychiques liées au travail.
  • « Seuls quelques dizaines de cas sont reconnus chaque année, ce qui reste très inférieur à la réalité : des milliers de personnes sont véritablement concernées mais sans reconnaissance ni prise en charge », explique-t-il. D'après le sondage du cabinet, plus de 3 millions de personnes sont en situation de risque élevé, soient 12,6 % des actifs (même constat, dans des proportions similaires, dans les autres pays industrialisés, telle l'Allemagne, la Belgique...). « Cela coûte excessivement cher. À l'assurance maladie. Mais, à terme, aux entreprises également, puisque celles-ci vont devoir cotiser davantage », estime Jean-Claude Delgènes.

    L'autre coût pour l'organisation, immédiat celui-là, est la perte des collaborateurs victimes de burn-out. « Ce sont le plus souvent les très bons, les plus enthousiastes, les plus mobilisés, les plus motivés, les plus investis, les plus créatifs, les plus ambitieux, les plus consciencieux..., détaille l'expert. Les entreprises risquent donc de se priver de talents à la force de travail remarquable. » Cela faute de prise en compte du bien-être des équipes. Technologia indique une « imputabilité manifeste des facteurs organisationnels » dans les cas de burn-out, de dépressions d'épuisement et d'états de stress post traumatique.

    Source : business.lesechos.fr/