Le Crédit Agricole fait le choix de la simplification au détriment des salariés.
Comité
d’Entreprise
Européen
Réunion exceptionnelle du 22 mars 2012
Le Crédit Agricole fait le choix de la simplification au détriment des salariés.
Si le plan d’adaptation semble traduire une volonté du groupe de réussir des économies de liquidités et d’emplois pondérés pour améliorer sa solvabilité et son indépendance vis-à-vis des marchés, il nous apparaît évident après analyse que les fermetures pays ne relèvent pas du tout de ces enjeux.
Alors pourquoi des annonces de fermeture des filiales de 22 pays dont 3 en Europe ?
Une opération de communication en interne pour montrer les efforts de CASA dans la réduction de voilure du groupe. En effet, la liquidation des activités en cours d’arrêt ou d’activités non désirées issues des années « subprime » suffirait à remplir les objectifs de CA-CIB.
La motivation exprimée par la direction se situe au niveau de la taille critique, du potentiel des pays, mais tout cela reste extrêmement subjectif au regard de la réalité des fondamentaux économiques de ces pays qui restent solides et plus dynamiques que beaucoup de pays de l’UE.
La fermeture en Europe d’implantations petites mais profitables fait au contraire ressortir une contradiction forte avec notre projet mutualiste : « Une banque à vocation européenne, une banque qui prend soin de ses salariés et de ses clients ».
- Nous abandonnons nos entreprises clientes,
- Nous quittons 3 pays européens !
- Nous mettons à la rue des salariés qui font gagner de l’argent au groupe tout en étant les plus vulnérables en matière de protection sociale et de capacité à retrouver un emploi.
A propos des indemnités de départ
- Des pays où les indemnités légales de départ sont très faibles,
- Des pays où la période de chômage est indemnisée très faiblement et pendant très peu de temps,
- Des pays d’Europe où il n’existe pas d’organisations syndicales dans les entreprises concernées qui permettraient aux salariés d’être épaulés dans ces circonstances dramatiques.
Pour les 3 pays d’Europe Centrale
Prise en compte des demandes locales et du C.E.E : des mesures de bon niveau.
Mesures salariales proposées par la direction après discussion locale et avec le Comité Européen :
- Des mesures légales qui vont de 6 à 12.000 € en moyenne et en fonction des pays.
- Les mesures négociées portent l’indemnité moyenne entre 32 et 50.000 €.
- Un minimum négocié porté à 8 ou 9 mois de salaire avec un maxi de 15 mois pour des indemnités légales de 1 à 4 mois selon les pays et l’ancienneté des agents présents.
Pour le Royaume Uni
- Des propositions inférieures à ce que l’on connaît quand il y a des organisations syndicales dans l’entreprise.
- Un projet qui va au-delà du légal, un package en dessous des pratiques des grandes banques.
Pour conclure :
- Le CEE du groupe Crédit Agricole est défavorable à la mise en œuvre du plan d’adaptation CA-CIB en Europe du fait de la fermeture d’implantations et de réductions d’emplois, sans rapport avec les problématiques de liquidités et d’emplois pondérés du groupe.
- Le CEE donne acte à la direction des réponses apportées en terme d’aide au départ dans les 3 pays (Hongrie – République Tchèque – Slovaquie).
- Il en va de même pour la réponse apportée aux demandes des salariés de ces pays ainsi qu’aux demandes spécifiques du CEE en matière de socle minimum par pays et selon l’ancienneté.
- Des efforts sont à déployer pour favoriser la reconversion et la recherche d’emploi, la formation mais aussi la mobilité interne dans le groupe où les demandes de salariés intéressés ne sont pas à ce jour prises en compte favorablement.
- Le traitement des cas individuels pouvant connaître des difficultés particulières sera un point de vigilance de notre part pour lequel nous n’hésiterons pas à nous mobiliser.
Le CEE poursuivra, avec toute la vigilance requise, le suivi du plan chez CA-CIB avant de donner en fin d’année son avis sur le plan global d’adaptation groupe.
Pour le Comité Européen :
Pascal FESQUET Secrétaire (France) –Jean-Paul DEBRUXELLES Secrétaire Adjoint (Belgique) –Matteo SALSI (Italie) – – Cédric MOUTIER (France) - Christophe BOUR (Luxembourg)–– Alain MORET (France) - Quintin PASTOR (Espagne) – Leonello BOSCHIROLI (Italie) - Odile BAUDET-COLLINET (France) – Yveta BRAVENCOVA (République Tchèque) – Martina DIMITROVSKA (Slovaquie) – Andras TASNADI (Hongrie) – Ioana GHEORGHIU (Roumanie) – Ognian SMILIANOV (Bulgarie) – Rob RUITENBEEK (Pays Bas) – Agnieszka LIPINSKA (Pologne) – Christos ALEXANDROU (Chypre) – Karina JANIK (Pologne) - Dominique MENDES (CACEIS Luxembourg) - Eduardo MADUREIRA (Portugal) -Joël GERIN (France)






