Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
CFDT Crédit Agricole Languedoc

En vue du congrès de Marseille, la CFDT défend son bilan

24 Avril 2014, 23:03pm

Publié par CFDT CA Languedoc

lberger.jpg

Du 2 au 6 juin, la CFDT tiendra à Marseille son 48e congrès, le premier pour Laurent Berger en tant que secrétaire général de la confédération. "Il faudra définir clairement les lignes politiques à défendre pour les quatre années à venir, soutient-il. S'agissant de la présentation du bilan de notre action, nous abordons cette étape avec sérénité. Nous avons fait le job".

 

La CFDT a présenté vendredi matin le programme de son 48ème congrès confédéral, qui se tiendra à Marseille du 2 au 6 juin prochain. "Nous célébrons cette année à la fois nos 50 et nos 95 ans ! C'est en effet en 1919 que notre syndicat est né à travers la CFTC. Et 45 ans plus tard nos militants ont fait le choix de créer la CFDT", rappelle Laurent Berger. 

"Nous avons fait le job"

Lors de ce congrès, le secrétaire général de la CFDT et son équipe devront tout d'abord défendre leur bilan devant les 2 000 à 2 500 délégués présents : "Nous abordons cette étape avec sérénité, assure Laurent Berger. Le rapport d'activité 2010-2014 montre en quoi la CFDT a tenu sa place, assumé ses différences et s'est engagée comme acteur de la démocratie sociale. La CFDT s'est mise en mouvement et s'est renforcée. Personnellement, c'est près de 15 000 militants au travers des différents évènements sur le terrain que j'ai pu rencontrer depuis mon entrée en fonction il y a un an et demi. Nous avons fait le job", résume-t-il.

Définir la ligne politique du syndicat à l'horizon 2018

Laurent Berger devra surtout définir les lignes politiques qui détermineront la position du syndicat pour les quatre années à venir : "L'exercice est difficile car les inconnues sont nombreuses, commente le secrétaire général de la CFDT. Lors du dernier congrès en 2010 nous espérions par exemple une reprise rapide de l'activité économique. Or la situation sociale, économique et politique s'est dégradée. Nous demeurons néanmoins convaincus que nous pouvons participer à rendre le monde du travail meilleur". 
Une vingtaine de débats rythmeront cette semaine de congrès, comme l'action des comités d'entreprise sur le pouvoir d'achat, la politique de rémunération, ou encore l'adhésion spécifique pour les jeunes. "Cette dernière idée ne fait pas l'unanimité, mais nous devons nous donner la capacité de davantage syndiquer et d'assurer le renouvellement de notre base militante, justifie Laurent Berger. Les échanges seront importants, car plus les lignes politiques seront clairement définies en congrès, plus l'action de l'équipe confédérale en sera simplifiée par la suite".

"Actualiser" les statuts confédéraux

Le congrès sera aussi l'occasion de réviser les statuts confédéraux. "Le 6 novembre 1964, le congrès d'Issy-les-Moulineaux votait la modification du préambule de l'article 1er de la CFTC en changeant le titre et le sigle en CFDT. Cinquante ans plus tard, le texte actuel semble toutefois daté, estime Laurent Berger. Concrètement, il s'agit d'inclure une dimension environnementale et européenne, des thèmes qui n'avaient pas la même place il y a 50 ans". La référence aux apports de "l'humanisme chrétien" devrait également disparaître du préambule : "Il s'agissait en 1964 de faire venir à la CFDT le plus de militants possibles de la CFTC. Aujourd'hui la seule référence à l'humanisme est à notre sens suffisante", affirme Laurent Berger.

Diversifier les actions de la Caisse nationale d'action syndicale

Créée en 1973, la Caisse nationale d'action syndicale (CNAS) de la CFDT soutient les adhérents grévistes ou discriminés (le montant de la réserve de grève s'élevait en 2012 à 107,5 millions d'euros, soit jusqu'à dix jours d'indemnisation pour chaque adhérent). Ce fonds fera aussi l'objet d'une résolution : "Les évolutions proposées à Marseille visent à créer de nouvelles aides, notamment pour se rapprocher des salariés éloignés du syndicalisme, et à instituer de nouveaux services aux adhérents comme l'aide à la constitution de dossiers juridiques, et le versement d'avances financières pour les actions en justice", illustre Laurent Berger.

Le 1er mai, la CFDT ne défilera pas aux côté de la CGT
Lors de cette conférence de presse, Laurent Berger a confirmé la distance qui sépare aujourd'hui la CFDT de la CGT : "Nous ne défilerons pas le 1er mai aux côtés de la CGT, tout simplement parce nous ne voulons pas faire mine d'unité. Nos deux confédérations représentent deux types de syndicalismes différents et qui s'assument. Nous ne portons pas de jugement mais le syndicalisme CGT est différent du nôtre. Mais Thierry Lepaon est bien sûr invité au congrès de juin". S'agissant de la CFE-CGC, qui a récemment opéré un revirement en annonçant qu'elle ne signera pas le Pacte de responsabilité, le secrétaire général de la CFDT ne cache pas son agacement : "Avec la CFE-CGC, c'est la politique du zig et du zag, déplore-t-il. Vous aurez donc compris que c'est à trois, avec la CFTC et l'UNSA, que nous travaillons".

 

Source : actuEL-CE.fr